Sens. Titre.

Quand les tremblements remplacent la douceur, bris de verre d'un flacon chanel, traces de rouges à lèvres bien plus violentes étalées contre des murs bien trop blancs. Je me trompe de direction. Prendre un train et filer vers Paris, je ne sais où, je ne sais combien de temps, se perdre dans des nuits blanches interminables et recommencer encore. La suite n'a pas de fin. Imperfections.
Fuir.

# Posté le mardi 28 avril 2009 17:24

M.




"Elle fait tout dans l'art de la perfection, les textes ne sont pas parsemés de fautes, les déclarations, demandes et autres démonstrations sont dosées, contrôlées, comme s'il y avait à craindre quelque chose. Je crois qu'elle ne se rend pas compte de ce qu'elle détient, dans le fourmillement de ses doigts, sur l'acidité de sa langue. Elle ignore tout de ce qu'elle provoque et de ce que cela engendre et cette ignorance ne fait que renforcer le charme de ses actes et paroles. Elle est contradictoire, oserais-je dire pire que moi dans ce domaine, mais au moins cela permet d'inverser les sentiments ou les sensations désagréables de jalousie et autres défauts tellement miens, en se voilant et répétant que peut-être elle ne le pensait pas ou même pensait-elle le contraire, lâcheté bien pire que de se cacher dans un cou, je vous l'accorde. Elle a ce côté guerrier, qui sait hausser le ton et montrer qu'il a son caractère, mais elle ajoute à tout cela un charme particulier et une fougue qui séduisent, on sait qu'elle peut s'effondrer à tout moment."



# Posté le jeudi 23 avril 2009 08:58

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Six heures du matin, les paupières lourdes d'une nuit de presque insomnie s'entrouvrent dans le froid. Mon corps est enroulé dans la grande couette aux motifs oranges, la même odeur demeure encore et toujours, cachée dans les méandres du tissu, depuis son départ. L'absence. Mais le parfum persiste. Mes pensées s'enfuient vers elle, sa peau, sa voix, la douceur et la tendresse des trois réunis, et du reste avec. C'était il y a déjà plus de deux semaines, moi j'étais enfouie sous les draps, avec juste le bout du nez qui dépasse, et je la regardais étaler avec amour du nutella sur du pain de mie, à trois heures du matin.

Ce matin, bien avant que la lune ne se couche, j'ai déshabillé mon lit de sa vieille parure nuptiale pour le perdre au milieu de tissus bien plus sombres.

Mon esprit déraille, mon rêve s'égare. Sans doute.

# Posté le mercredi 01 octobre 2008 07:13

Modifié le jeudi 15 janvier 2009 14:16

Back to you.

Dans les couloirs d'un immeuble, au sous sol, la musique résonne et se répercute sur la froideur des murs de béton gris et morne. Des visages, des figures, le regard est vide, malgré la lueur diabolique qui demeure, fidèle à elle même, insatiable. Les corps sont avachis contre le mur, seuls ou accompagnés, sous la faible lumière vacillante des néons brisés. Par delà les blessures et l'abîme du manque. L'aiguille pénètre dans la peau opaline, la main se crispe, le liquide coule, ils disparaissent.

# Posté le lundi 08 septembre 2008 13:49

Modifié le mercredi 28 janvier 2009 15:07

Le vide.

Le vide.
Elle court toujours.
Elle s'enfuit en jetant des regards apeurés derrière son épaule, sans jamais s'arrêter, ce serait bien trop dangereux. Sa sensibilité dévore son être, tranquillement, mais sans jamais cesser de grignoter chaque cellule de ce qu'il reste encore d'elle. Tout son corps est tendu, ses muscles ne se relâchent jamais, pas plus que ses nerfs.
Elle tombe dans un trou noir.

# Posté le vendredi 22 août 2008 11:01

Modifié le jeudi 23 avril 2009 09:02